La patience

S’il faut bien croire en une chose, c’est sûrement en le fait que tout est éphémère. Que ce soit les émotions, les personnes et surtout les difficultés.

Se convaincre que quelque chose est insurmontable lui donne justement plus d’emprise pour nous écraser. Il faut savoir patienter en se rappelant que cette vie n’est qu’un test.

« Oui, l’homme a été créé instable. Quand le malheur le touche, il est abattu ; et quand le bonheur le touche, il est grand refusant sauf ceux qui pratiquent la Salât. » [sourate Al-Ma‘âridj (les Voies d’ascension) : v. 19-22].

La piété emmène à comprendre que le bonheur comme les épreuves sont des éventualités qui conduisent toutes deux à l’adoration. Notamment par le fait de remercier Allah en période de bienfaits et implorer son secours pendant l’épreuve. Les croyants sont donc exhorter à faire preuve d’une patience suffisamment rigoureuse pour garder en tête que les temps de malheur sont passagers au même titre que tout ce qu’il y’a sur cette terre.

Il s’agit ici, d’adopter une patience mêlée de gratitude et non de reproches. Une patience qui témoigne du fait que vous êtes convaincus que la fin sera heureuse du fait que vous êtes croyants.

« Cela est de la grâce de mon Seigneur pour m’éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat. Quiconque est reconnaissant, c’est dans son propre intérêt qu’il le fait et quiconque est ingrat, alors mon Seigneur Se suffit à Lui-Même et Il est Riche et Généreux. ﴿[sourate An-Naml (les Fourmis) : v. 40].

Gardez vos objectifs en tête. Lorsque vous échouez, prenez du recul, posez vous des questions quant au bien fondé de ceux-ci. N’hésitez pas à tenter la prière de consultation, et si à l’issue de ce parcours vos projets vous semblent toujours nécessaires alors reprenez la ou vous vous étiez arrêtés, recommencez, avec la même confiance en Allah et la même dévotion. Si cela vous a manqué une première fois, il se pourrait que ça n’avait simplement pas été le bon moment.

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Que le cas du croyant est étonnant ! Son cas est toujours bon et cela n’appartient qu’au croyant. Si une joie le touche, il se montre reconnaissant, ce qui est bon pour lui ; et si un malheur le touche, il patiente, ce qui est bien pour lui.»

Rapporté par Mouslim (2999), d’après Souhayb  رضي الله عنه.

Il se pourrait tout simplement que vous soyez tout juste à mi chemin du parcours pour atteindre ce que vous souhaitez tant.

Ce jeûne surérogatoire que tu as tant banalisé peut-être le déclic pour qu’Allah t’accorde cette dou’a.

Cette prière retardée ou inaccomplie aurait peut-être sonnée la fin de cette lourdeur que tu possèdes sur ton cœur.

Cette aumône dont tu t’es passé (sachant que tu avais les moyens de t’en acquitter ) t’aurait peut-être accordé une grande bénédiction pour avoir tendu la main aux démunis.

Selon Anas, le Messager d’Allâh (Paix et Bénédiction d’Allah sur Lui) a dit :

“Ô Allâh, rien n’est facile, sauf ce que Tu as rendu facile, et Tu es Celui qui, selon Ton vouloir, rend facile le chagrin.”

Et quand vous vous sentirez submerger, repensez au fait que chaque douleur, peine ou maladie est pour vous une cause d’expiation de vos péchés. C’est à ce propos que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: 

«  Tout malheur ou trouble qui frappe le croyant, ne serait-ce qu’une piqûre d’épine,  possède une vertu expiatoire. »  (Rapporté  par al-Boukhari et par Mouslim).

Et Allah sait mieux.