
« La femme est une awra, et lorsqu’elle sort, le Shaytân lui accorde de l’importance. Elle n’est jamais aussi près d’Allah que lorsqu’elle est dans l’endroit le plus reculé de sa maison. » (Rapporte par Tabarans et authentifié par Cheikh Albani
dans Sahih Targhib n°344)
Dans l’Islam, le terme « awra » fait référence à une partie du corps qui doit être couverte pour préserver la modestie et la dignité. Lorsque l’on dit que la femme est une awra, il ne s’agit pas de réduire sa valeur ou son rôle, mais plutôt de souligner l’importance de sa protection et de sa préservation. Son statut d’awra n’est pas une restriction, mais une forme de protection divine, un moyen de la préserver des regards inappropriés et de lui permettre de maintenir sa dignité. Ainsi, l’obligation de couvrir le corps de la femme, en particulier dans l’espace public, n’est pas un signe d’oppression, mais une mesure de respect et de préservation de sa valeur intrinsèque.
En tant qu’épouse, elle est le souffle apaisant, la main douce qui console et le regard qui apaise les tourments.
Le Prophète Muhammad (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur pour sa femme. » (Sunan al-Tirmidhi)
Allah, dans Sa miséricorde infinie, a voulu que la femme soit honorée, respectée, aimée et jamais blessée. Il dit dans le Coran : « Et comportez-vous convenablement envers elles. » (Sourate An-Nisâ’, verset 19). Ainsi, préserver la femme, c’est préserver la lumière du foyer, l’harmonie de la famille et la douceur de la vie. Que celui qui croise son chemin sache reconnaître la noblesse de son cœur et l’honorer avec l’attention qu’on réserve aux plus précieux des trésors. Qu’il honore les droits dont Allah a gratifié l’épouse dans son livre comme la dot « Et donnez aux épouses leur dot, de bonne grâce. » (Coran, 4 : 4). En Islam, la dot (mahr) est bien plus qu’une simple formalité. Elle représente un symbole profond de respect, de responsabilité et de considération envers la femme.
Ou encore le fait de subvenir aux besoins financiers de son épouse. En Islam, les responsabilités financières de l’homme envers la femme ne sont pas seulement un choix moral, mais un devoir sacré inscrit dans le Coran et les enseignements prophétiques. Allah dit : « Les hommes ont autorité sur les femmes en raison des faveurs qu’Allah a accordées à ceux-là sur celles-ci, et en raison des dépenses qu’ils font de leurs biens. » (Sourate An-Nisâ’, verset 34). Après le mariage, l’homme est entièrement responsable de l’entretien de sa femme, même si elle possède ses propres revenus. Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) a dit : « Il vous incombe de les nourrir et de les vêtir convenablement. » (Muslim).
D’après Aïcha, Hind bint Utba vint dire au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui)
« ô Messager d’Allah ! Abou Soufyan est un homme trop avare, il ne nous assure pas mes enfants et moi-même un entretien alimentaire suffisant et je suis même obligée de prélever de ses biens à son insu. Aurais-je commis un péché ? Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : Prenez de ses biens ce dont vos enfants et vous-mêmes avez besoin équitablement. » (rapporté par al-Boukhari, 5049 et Mouslim, 1714).
En tant que mère, le Paradis est placé sous ses pieds, un homme vint voir le Prophète, , et lui dit : » Je voudrais aller au front mais je voulais prendre ton avis au préalable. » Le Prophète lui dit : « As-tu une mère (toujours en vie) ? » L’homme acquiesça. Le Prophète lui dit: « Ne t’en sépare pas car le paradis se trouve à ses pieds. »
De même homme se rendit chez le Prophète, et lui demanda : « Qui mérite le plus ma (bonne) compagnie ? » Ta mère » lui dit le Prophète. » Puis qui ? » demanda-t-il. » Ta mère » lui dit le Prophète. » Puis qui ? » demanda-t-il à nouveau. » Ta mère » lui dit le Prophète. » Puis qui ? » demanda-t-il à nouveau. » Ton père » lui répondit le Prophète. (Boukhari et Muslim)
En tant que fille elle est une bénédiction et une source de miséricorde pour ses parents. En effet, le Prophète (Bénédiction et salut d’Allah soient sur lui) a dit à ce propos : « Celui qui entretient deux filles jusqu’à leur puberté viendra, au Jour de la Résurrection, moi et lui serons comme ceci, et il joignit ses deux doigts. » (Rapporté par Muslim ; 2631).
Ainsi, exhortez vos femmes, sœurs, épouses, mères à se préserver et préservez les vous même en ayant conscience du statut auquel Allah les a érigé. Ce qui est précieux ne méritent pas d’être à la portée de tous. Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) a dit : « Le monde entier est une provision, et la meilleure provision de ce bas-monde est la femme vertueuse.» (rapporté par Muslim dans son sahih numéro 1467 ). Celui qui comprend sa valeur la protège, la chérit, l’honore. Car on ne laisse pas le vent emporter les pétales d’une rose précieuse.
À celle qui est lumière et parfum, préserve de toi ce qu’il t’a été enjoint de le faire car un joyau ne perd jamais de son éclat lorsque l’on sait en prendre soin.